L’eau est de nos jours considérée comme une ressource rare, qu’il faut protéger car il en va de notre santé. L’eau n’occupe que peu de place dans le processus du Grenelle et encore moins dans les points traitant de sa gouvernance. Le cadre de la gouvernance de l’eau est très ancien (police de l’eau, de la pêche, des établissement classés...)il a connu une évolution importante par la loi sur l’eau de 1964. Depuis pas de grandes évolutions que des petits ajustements. Or s’il est un domaine où notre pays doit atteindre des objectifs définis c’est bien celui des ressources en eau ( voir la directive cadre européenne qui demande d’atteindre en 2015 un bon état des ressouces en eau). Notre organisation actuelle permettra-t-elle d’atteindre cet objectif de résultat auquel nous nous somme engagés au niveau européen ? Ce n’est pas sûr et 2015 c’est demain. Quelques éléments à prendre en considération si on veut réussir :

faire respecter la réglementation cela concerne en priorité dans la situation actuelle les collectivités et les agriculteurs, pour l’industrie cela va de soi mais pour cet acteur ce n’est pas nouveau,

faire une évaluation sur l’activité des agences de l’eau et en profiter pour réfléchir à l’évolution de la fiscalité sur l’eau. Aucune évaluation "sérieuse" de ces agences de l’eau n’a été faite depuis leur création en 1964, il serait temps de la faire et de réfléchir à leur évolution dans le contexte actuel. La plus grande partie des travaux à réaliser sont du ressort des collectivités ( les industries doivent adapter leurs outils sans avoir recours à des aides financières externes comme celles des agences, les agriculteurs ne contribuent qu’à la marge ( 1, 2 %) aux ressources des agences. Dans ces conditions les agences sont devenues des outils pour les collectivités, mais ces dernières ne semblent pas motivées pour contribuer au travail des agences....

avoir un débat sur l’agriculture et son modèle de production dans le cadre national mais aussi européen et mondial en identifiant clairement les conséquences du modèle retenu sur les ressources en eau.Le modèle retenu devra alors être partagé par toute la profession agricole et l’opinion public. Cela dépasse clairement le niveau des agences de l’eau, dont les outils ( redevances et aides) sont totalement inadaptés à la résolution du problème posé par l’agriculture.